Radio Dianoga: On est ici et on vous voit

--- Bon alors les petits scurriers ? ça vous fait quoi la liberté ? Nous non plus on a pas l’habitude, ça nous fait tout bizarre bizarre comme une holo où Sa Grande et Magnifique Seigneurie Merveilleuse Vador sourirait. Ouais hein… malsain un peu. . --- On suppose que vous avez tous vu la belle retransmission en provenance de Damperio concernant l’avenir du secteur. Ça devait être super intéressant mais…NOUS on a relevé un truc que PERSONNE n’avait vu. Blast ils ont du matériel pour retransmettre les damperis ! Mais qui sont-ils vraiment ?--- Notre point hebdomadaire sur la flotte rebelle de Riva. Depuis que l’Empire a décidé de se barrer de chez nous, ça doit être très calme. Voir même ennuyeux . Du coup on se disait que ça serait sympa de commencer à tourner un mélange entre « Vaisseaux en perdition » et « Les feux de la Passion de Correlia ». Un truc passionnant qui se passe au sein de votre flotte. Histoire de pas trop rester sans rien faire et sans but quoi (on est pas la cour de Sa Splendide Lumiere Brillante Palpatine) … Et puis avec le temps ou vous êtes resté impériaux l’air de rien, on sait que vous savez jouer la comedie. --- Notre décompte des semaines sans intervention de Jolina Khannt voulant nationaliser-redistribuer-gueuler sur les nobles-emmerder des nucléaires est aujourd’hui à 6 semaines. Oui on sait, c’est du jamais vu et c’est impressionnant. Non. On a demandé à ses parents l’air de rien, elle est pas morte.–--- Transmission terminée. Vous pouvez revenir à vos activités prescrites par le ComPorn. ---

12 avril, 2007

Givre et reflets...

- « Chaque fois, y a un truc qui me marque. Ouais à chaque fois. Parfois c’est un truc que j’ai vu au moment ou j’m’y attendait pas.

Parfois c’est quelqu’un, parfois c’est une situation. Mais à chaque fois y a un truc. Des fois c’est même moi. Quand j’me met à faire un truc alors que j’sais même pas pourquoi. Puis y a des moments où y a tout ça. Des moments à des endroits où j’pourrais pas raconter vraiment c’qui c’est passé, mais juste c’que j’ai vu ou comment j’lai vu. Pas terrible pour les rapports, ça tombe bien, on m’en demande pas.


J’sais pas pourquoi, ça s’passe comme ça. J’sais pas pourquoi à ces moments là. Mais j’crois que c’est pour ça que j’y retourne.


Sur Alzoc III, ouais sur Alzoc III y eu des moments comme ça. J’peux pas dire comment la bataille s’est passé. J’peux pas dire qui était où, ni qui faisait quoi. Non, tout ça j’peux pas l’dire, mais j’peux dire que j’ai vu de grandes choses, le genre de trucs qui résonne encore en toi après qu’ça soit fini. Le genre de truc que, quand t’y repenses, quand tu fermes les yeux, t’as encore le souffle qui s’accélère et le cœur qui bat plus vite.

La-bas j’ai vu la République plus vivante que jamais, plus vive que jamais, ouais… j’ai senti battre le cœur de la République comme les républicains l’avait pas entendu depuis longtemps. J’ai vu des gars partir à un contre cinq alors qu’ils pensaient crever au milieu des glaces, parce qu’ils savaient qu’ils devaient y aller, j’ai vu des gars qui criaient mais plus de peur. J’ai vu des Mando’ade heureux de voir des Hommes, j’ai vu des guerriers qui se battaient pour quelque chose et plus contre quelque chose. J’ai vu du sang sur la glace, j’ai vu des morts dans de la neige poudreuse... Ouais j’ai vu tout ça. Et pleins d’autres trucs encore. P’tre bien c’qui fait d’une bataille, une grande bataille.


Quand je repense à Alzoc III, j’vois des commandos républicains, avec leurs armures peintes en blanc sur le flanc d’un montagne avec le souffle glacé, la vallée en contrebas. J’les vois descendre, glisser, presque voler. J’vois Orcor, maintenant Umaté, sauter des crevasses comme sur son terrain de Mazer. J’entends mes réacteurs qui crissent, j’vois ma verrière recouverte de givre, mes ailes recouvertes de glace. J’vois le champ de bataille, des points lointains qui se déploient, et qui sont si nombreux qu’on peut pas les compter.

Et ces trucs gigantesques, ses machines qui ressemblent à de gros insectes avec pleins de pattes, ces trucs qui tirent au milieu des soldats. J’vois des vaisseaux mandaloriens se crasher sur des sommets glacés. J’vois des soldats dispersés par des assauts. J’vois du sang partout. J’entends Naon derrière moi, il parle, ou plutôt il crie des relevés ou des trucs tactiques. Et qui tire.

J’vois un Chevalier en armure verte et or sur son basilisk qui descend la montagne après avoir fait sauter nos communications. J’le vois charger vers le champ de bataille. Je le vois se relever après mon passage, me défier encore à deux doigts de la mort. J’vois encore ses yeux, la marque de son Clan, son Aliit derrière chacun de ses geste . Sa chute dans la neige. J’me vois le soigner, appeler mes ancêtres pour qu’ils veillent sur lui. Mes osselets dans la neige, sur son torse brûlé. Darasuum kote, frère. Le Manda ne te verra pas aujourd’hui.


Je vois Umaté entouré de cadavres mandaloriens, de chevaliers, de guerriers, de soldats. Je vois le fils de Zhell derrière ses gestes, derrière le commando.

Il les tiens, les maintiens à distance, les fait reculer. Je vois Naon dans le Dro Ardran qui tire et tire encore, qui fait sauter les transports de troupes avant même qu’ils aient pu se poser. Je vois le dernier souffle de la bataille.

Je vois les étoiles qui deviennent moins nombreuses au fils des minutes. Je ne vois plus les tirs en orbite, juste de morceaux qui se crashent parfois. Et les reflets, ouais…Les reflets de tout ça sur la glace sous nos pieds, comme si tout ça se passait deux fois.

Je vois Umaté en bas, face a un chevalier en armure bleue et argent. Ils se défient. Aliit contre Aliit. Je vois les ailes des fils de Zhell s’ouvrir sous ses pieds, une ombre se déployer sous lui, le chevalier enlever son casque ouvrir grand ses yeux. J’entends la fin de la bataille. J’enlève mon casque, le froid gèle mon souffle, l’odeur du sang et de chair brûlée est partout. Mais l’écho des chants résonne encore.

Je cherche Naon, je cherche les autres, j’attends des ordres. Je mélange Mando’a , Basic et Zabraki.
Je vois les regards partout, des regards morts, des regards agonisants, mais aussi des regards vivants. Ouais vivants.
Et leurs yeux se reflètent dans la glace et pour chaque regard vivant reflété, les morts voient aussi la victoire.


Ouais… Y a des moments comme ça… Y a des moments où on s’dit que jamais on pourra les oublier. Et si ça devait arriver, les reflets dans la glace eux n’oublient pas, ils pourront toujours nous les rappeler. »

11 avril, 2007

Orage, souffle, nouvelle page…

- « Parfois les trucs vont trop vite, ou ils vont trop fort... C’est comme ça.

J’vois pas trop comment on pourrait vraiment expliquer le « c’est quoi l’intérieur des guerres Mandaloriennes ». Ça serait des putains de clichés à deux dataris…

J’crois bien qu’en y pensant un p’tit peu, les guerres Mandaloriennes c’est différent pour chacun, parce que chacun doit choisir où il va pose son putain de cul, et que souvent c’est là qu’on s’rend compte qu’on en a un, et qu’on peut même le poser quelque part…
C’est pour dire.

L’autre jour Morli Orcor m’disait, « ça craint les gens se rendent compte qu’ils peuvent bouger qu’en s’en prenant plein la gueule… Alors que finalement ça tourne mieux quand ils réfléchissent deux minutes pour faire la paix »…

Ouais, moi j’dis comme le vieux Corelli qu’était là, se foutre sur la gueule de façon régulière on pourra pas l’changer, ça va ça vient, ça fait partie du cycle. Faut juste espérer qu’après on en fasse quelque chose de bien.


Ouais les guerres à cette échelle, ça a quelque chose de bizarre… Les gens s’aiment et se détestent en deux secondes, ça paraît plus intense, comme du vrai Lum pas coupé… Le truc qu’on voit qu’une fois dans sa vie et qui, du coup, a tendance à sacrement marquer.

J’ai fait quelques batailles, pas vraiment genre escarmouches. Je connaissais au moins de réputation les gars qui nous blastaient la gueule et à qui on blastait la gueule. Ca change rien en fin de compte, ça fini pareil, y en a un qui gagne l’autre qui perd, avec de la chance on est vivant tous les deux à la fin, et, à la prochaine, on remet ça… Mais le moment où tout se joue, le moment où t’es au milieu des gars, où ça crie, où ça bouge, où on s’couvre, où on sait pourquoi on est là, qu’on accepte d’être là, et de faire c’qui faut faire..

Ouais ce moment-là, tu peux pas le raconter, tu peux pas l’décrire, c’est le moment où tu sais que les choses vont se passer et que t’es au milieu, et que t’es à ta place.

Moi j’me méfierais d’un gars qui a jamais ressenti ça d’sa vie.

J’étais à la bataille d’Vortex, si j’me rappelle bien c’était les Fett qu’on avait là-bas. Pas des tendres, on sait qu’c’est un clan majeur, des fois qu’on ait des doutes, ils sont venus l’prouver… On a tenu plus de quatre jours standard en bataille constante, sous feux ennemis, sous bombardements et en couverture constante des zones civiles…

 C’était chaud, très chaud, des falaises partout, des trucs à pics comme terrain d’jeu, pas vraiment terrible. Mais au bout du deuxième jour, quand tu sens le sang et la poussière à plein nez, quand t’aimerais dormir deux heures, que t’aimerais qu’ils te foutent la paix, que tes putains de pieds te font tellement mal, que t’es entrain de penser qu’une amputation au zhaboka peut pas être pire…

Alors tu respires un grand coup, et ça paraît plus clair. Tu sais pourquoi t’es là, tu piges le truc, tu vois plus pareil ton putain de terrain, tu vois plus pareil les lignes de progression, et d’un coup t’as plus mal. Ouais t’as plus mal, parce que tu sais. Tu sais que tu peux crever, tu sais qu’tu peux t’en sortir, tu sais que les choses doivent se passer et que des fois c’est comme un orage, si tu sais où il faut être, alors il fera que passer…

C’est là que tu deviens plus calme, que t’es moins essoufflée, ça ressemble un peu à c’qui peut s’passer après la bataille, mais en plus rapide, en moins planant.


Ouais, Vortex c’était chaud. C’est là que j’ai pigé qu'la guerre, ça pouvait être un truc à part, plus que les frappes que j’avais pu voir avant, les petites batailles et tout ça. Quand j’ai vu les miens tomber, quand j’ai vu les ennemis tomber, quand j’ai vu les coulées de sang sur l’armure de Naon, quand j’ai vu les lignes de tatouages de mon frère changer à cause de la boue et de la poussière. Quand j’ai senti un truc plus grand, un Aliit contre un Aliit.

J’ai pas eu le temps de tout comprendre là-bas. J’ai enchaîné avec Alzoc III. Ouais… Le temps de dormir, vérifier son matos, recompter ses membres et c’est reparti. Comme un de leurs bouquins, une page après l’autre. Vortex, page tournée, Alzoc III nouvelle page. On sait pas c’qui va être écrit dessus, on sait juste qu’on va l’écrire.

On espère aussi que ça sera un Happy end digne des holos Corelli. P’tre avec moins d’échange de salive, ça, ça s’rait pas mal. Et t’arrives là-bas, et tu regardes une flotte tellement énorme que tu te demande c’qui pourrait l’arrêter. Et on t’donne ce qui va arriver en face. Sérieux, c’est fou c’qu’on peut déployer comme vaisseaux pour une bataille.

D’un côté comme de l’autre. Les choses se font en grand sur Alzoc III. Ça fera une bonne intro pour la nouvelle page. Du coup quand on pense à l’intro, on réfléchi plus à la fin. On pense juste à c’qui va venir après. Pas plus mal, ça laisse le suspens à ceux qui savent pas encore qu’ils seront plus en état d’écrire après la bataille, mais dont le nom sera écrit.


Ouais, moi j’me méfierais d’un gars qui arrive pas à voir le souffle de la bataille. C’est le genre de gars qui s’ra jamais un bon écrivain. »

21 mars, 2007

Adaptation culinaire.

- « J’savais pas qu’on pouvais faire autant de trucs avec une poêle… Sérieux c’est à s’demander si j’vais pas la sortir plus souvent.. Plus légère qu’un zhaboka, plus maniable… Et le message passe… Ou à peu près. Bon le truc c’est qu’Naon, il va p’tre pas apprécier. Faut dire que sur c’coup là, il l’a bien cherché et encore, j’crois qu’j’ai été trop sympa avec lui, parce que j’voulais pas lui faire trop mal…

Le truc, c’est que chacun a des principes, des idées sur pas mal de trucs, et des façons de voir la galaxie… Et que Naon, ben des fois ça s’voit qu’il comprends rien à la galaxie, et aux trucs aussi, et surtout aux filles. Faut l’dire c’est un chutta sur ce coup… J’ai jamais vu un gars aussi débile sur ça que lui. Du coup il s’en prend plein la gueule, et au sens propre pour que le message lui parvienne. Avec les Mando’ade faut être prudent, pour leur dire un truc, tu frappes avant, tu frappes pendant, et tu frappes après… Et là y s’disent qu’y avait p’tre bien un message caché derrière tout ça.. Sinon faut même pas essayer, y captent que dalle.
Bon comme Naon est un super Mando, il capte pas vraiment, même après deux fractures de la mâchoires et des bosses de la taille de chasseur Czerka sur le crâne . Là il est même plus Mando, il est juste très con.. Enfin faut espérer parce que sinon c’est une nouvelle forme de conscience.


Bref, j’suis une fille romantique. Ben ouais, ça paraît con, mais j’suis une fille un minimum romantique. Pas le genre qui attend Le Zabrak fait pour elle toute sa vie, mais pas loin… J’suis prête à attendre quelque temps si c’est pour passer ma vie a côté d’un gars qui me les brise pas au quotidien, et à qui j’ai pas envie de donner un bain dans les mers d’Iridonia chaque matin. Du coup, moi j’pense que si on doit s’marier c’est pas pour des raisons logistiques. Parce que se marier avec quelqu’un parce qu’il sait bien faire la bouffe et laver tes putains de chaussettes ou ton kootay, c’est con. Autant bosser assez pour payer quelqu’un à qui t’as pas besoin de rendre des comptes.

Ben ouais… J’pense que si tu te maries c’est parce qu’il y a un truc avec l’autre. Un truc fort. Qui peut changer les gens et les choses. Un truc comme la princesse et le Jedi…. Pas forcement un grand coup de foudre avec de la lumière au dessus des deux, et des fleurs non toxiques sous leurs pieds… Non des fois, j’pense que ça peut s’construire doucement, mais qu’ça doit être fort… Le genre de trucs qui peut pas s’effacer et tout ça. Moi à ce genre de truc, ben j’y crois. Ca paraît con quand on m’voit comme ça, mais voilà.


Chez les Mando’ade j’suis pas sure que j’ai vraiment pigé le truc. Déjà ils ont le même mot pour épouse et partenaire… Moi ça m’paraît pas net. Et arriver à bien gérer la famille à deux c’est un truc qui entre en compte, un truc super important… Le truc qui rend la plus moche des filles, aussi belle qu’un lance missiles, si elle sait taper et gérer la bouffe. J’ai la vague impression que le Mando il choisit sa femme en fonction de sa capacité d’entente à long terme avec elle… Et ça , ça me plait pas. J’suis pas un pote de chambrée, et j’suis pas sa sœur au Mando. Pourtant ils ont un mot pour l’amour, le vrai, entre de vrais gens et pas entre deux rapports logistique… C’est qu’ça doit bien arriver quand même…
Le truc c’est que j’me demande si Naon est au courant…


Donc moi, j’peux m’envoyer en l’air avec des gars qui peuvent me plaire, fricotter pendant un temps avec l’un ou l’autre, mais l’amour c’est sérieux et j’déconne pas avec. Après tout on sait jamais, on pourrait p’tre bien ne plus tomber sur un gars avec qui ça colle. J’admets, trouver un gars avec qui ça colle, quant on a mon caractère, c’est pas tous les jours…
Avec Naon, pardon, ce chutta de Naon, que sa mère elle confond le beskar et le permabeton, ça passe plutôt bien. C’est presque un gars bien. Il lui manque des cornes pour l’être tout à fait, c’est tout. Du coup, quand il a commencé sa drague à la Mandalorienne, je lui ai pas fait bouffer ses cadeaux. C’qui en c’qui m’concerrne est déjà pas mal. Mais quand avant de parler d’autres trucs, le genre de trucs qui peuvent plaire aux filles, il te place tes talents de cuisinière… Là, ça va plus.

Parce que si c’est un partenaire qu’il voulait c’était pas la peine qu’il se foule avec ses cadeaux. Le partenaire il l’a deja. Et si c’est autre chose, ben va falloir qu’il se foule un peu plus. Parce que là, j’suis en rogne. Pas fichu de clarifier les choses ce fils de Hutt, mais capable d’estimer la qualité de mes talents de cuisinière…Bientôt y il va m’demander entre deux assauts comment je me demerde en élevage de sboubis, l’éducation de gosses quoi… Si ce slimo armuré sait pas faire la différence entre une fille qu’on drague en vu d’un mariage et un pote de chambrée, j’vais lui apprendre, et j’suis une vraie tête de bantha. Il se reprendra des coups de poêle dans la gueule tant qu’il aura pas saisi…

Ouais, même là, j’suis pour l’adaptation violente, type culinaire , ouvrir son esprit à d’autres façons de voir, et s’y faut ouvrir son crane vide avant… qu’il revienne, j’ai déjà commencé, et là faut qu’je teste la casserole en fonte… »

C'est la guerre.

17 mars, 2007

Saison des Baadu et source acide...

- « T’as beau être prudente, ouvrir les yeux et tout, y a des trucs qui passent à côté. Des fois c’est des trucs pas graves, des fois c’est plus craignos… J’savais qu’on devait faire gaffe aux espions, y a toujours des espions pendant les guerres. J’savais qu’il fallait se méfier y compris des gars qui se baladent avec nous. Pas le petit groupe de Séril, non eux ça va. Mais les autres. Ceux des équipages avec qui on voyage, les gars qu’on croise, les autres quoi…

Ouais, Tovara m’avait prévenu, il avait dit que les Sith foutraient le bordel dans les têtes des gens, qu’ils essayeraient de nous butter, au mieux… Et puis on a croisé des Républicains, et des Zabraks aussi. Ouais, des putains de Zabraks aussi.

J’étais dans mon élément, les autres aussi, y pouvaient réciter le code Républicain à plus de quatre voix d’un coup, et le chant ça les fait triper. Ils étaient tellement contents… Ouais, contents parce qu’après les Sith de Valipar et les Mandaloriens, ça faisait du bien un truc connu, ça donnait l’impression qu’on était moins loin des nôtres. Ou assez loin pour qu’ils fassent pas chier… C’est selon.

On a croisé un Moine Baadu là-bas, un gars de l’Hégémonie de Tion. J’ai pas pu me le saquer. Pas parce que c’était un putain de Baadu, et qu’j’ai jamais saisie à quoi ça servait, non, même pas…. Juste que je pouvais pas me le sentir. Un de ces gars qui donne envie de vérifier si ton zhaboka est pas émoussé. J’aimais pas c’qu’il faisait. Mais comme je sais pas vraiment c’est quoi le boulot d’un Baadu, et que personne a pu m’le dire, j’pouvais pas lui dire qu’il faisait d’la merde. J’aimais pas comme il se la jouait humble, tout discret, à se planquer dans les coins dès que j'me pointais. Et j’aimais pas non plus comme il conseillait le meneur Zabrak.

Tovara pensait qu’avoir un Moine Baadu avec nous c’était pas plus mal. Apres tout, Moine c’est le titre des plus caisses de son Ordre, il paraît. C’est des gars qui ont tout compris à leurs bouquin qui ressemblent à des casses têtes. Et c’est peu d’le dire. Et puis Morli, il faisait le Baadu aussi, et son Maitre était pas avec lui, alors le Baadu pouvait lui refiler des conseils aussi…

Ce gars, y s’est pointé une fois au Mess pendant qu’on picolait avec les potes. Il a demandé très poliment s’il pouvait se joindre à nous. Moi je lui est dit non. Et je lui est dit que je pouvais pas le piffrer. Et j’ai vu les autres me regarder. C’était pas cool pour eux. Ils attendait un gars qui s’y connaisse un peu. Tovara surtout. Ouais le Jedi était tout seul dans les marches silencieuses à devoir gérer le « problème Sith » et ça le faisait baliser. ( putain elle est enorme celle là...) .
Normal.
Il déconne, son Ordre lui tombe dessus, et encore ça c’est rien, mais tout le monde risque de lui tomber dessus.
Et Morli qui venait d’avoir quelques bouquins que le Baadu lui avait donnés… Du coup quand j’ai vu que c’était important pour eux, j’ai plus rien dit. Ca m’arrive aussi d’être une fille sympa, mais faut pas me choper au réveil. Et j’avoue que pour ce Baadu, en c’qui m’concerne c’était toujours le réveil.

Mais, ouais c’était important pour eux… Ils avaient l’impression de pouvoir partager le sale boulot qu’on devait faire, de pouvoir gérer des trucs compliqués avec une tête de plus pour y penser… Et en plus, une tête qui savait de quoi elle parlait. Enfin à c’qu’ils m’ont dit. J’étais pas partante mais bon… Des fois faut faire un effort…


J’avais déjà vu pas mal de Jedi, de Baadu, j’en avais vu qu’un. Ça devait pas être la saison. Mais ce gars il était pas comme celui que j’avais vu. Il me faisait penser à ces bestioles venimeuses des marais, celles qui se planquent sous les feuilles pourries et qui en prennent la couleur pour mieux te mordre. Ouais une saloperie des Marais ce gars-là.

J’ai dis aux autres que je voulais me l’faire, que j’attendais l’occas… Qu’il n’avait pas à se forcer beaucoup ce gars pour me donner une bonne raison de le descendre. Et ils ont pas compris.

Plus tard on a eu la confirmation, c’était bien un gars qui était Baadu, mais genre y a dix ans, après il a changé d’orientation et il a pris l’option Sith en majoritaire. Il a voulu doubler son coef…

On a dû le liquider. Il voulait tous nous faire sauter, et il jouait à tir sur civil. Pas cool, mais bon pour sa mort, j’m’en remettrais.

Non le plus con dans tout ça, c’est que j’ai pas pigé un truc… Le truc de la source acide.

Ouais un truc qu’on nous apprend tout gosse sur Iridonia. Y a des sources d’eau douce dans plusieurs cavernes. Si tu vas très loin, que tu t’enfonces à l’intérieur des terres, t’as même plutôt intérêt à savoir où elles sont… Mais quand t’as vachement soif, que t’en peut plus, alors même les sources acides te paraissent potables… Et tu prends plus le temps de vérifier. T’ attends tellement le moment où tu vas trouver ta source, le moment où tu pourras boire, que t’oublies les bases.

C’est c’qui est arrivé. On a tous soif. On veut savoir c’qui se passe, et chaque jour on voit de nouvelles batailles, et de nouveaux mondes dévastés. On cherche la source, celle qui facilitera le chemin, qui pourra nous permettre de nous reposer. C’est con, j’le connaisais le coup de la source acide.

Et j’ai pas fait le lien… Eux au moins, y savaient pas. Ils avaient juste soif. Et puis de toute façon, j’crois bien que c’était pas la saison, ni pour les sources, ni pour les Baadu. J’crois qu’on peut vraiment trouver mieux, surtout que maintenant on sait qu’on a soif. Faut bien commencer quelque part… »


13 mars, 2007

Et les lunes brillaient...

Quant on est pilote, on entend de drôle de trucs, de sales histoires. On a nos légendes, on a nos références. On est un peu superstitieux, parfois avec raison, parfois à tort... Mais on a toujours des bonnes raisons de l'être... Ouais toujours... Celle-là, elle me donne une bonne raison de le rester.

Propos recueillis dans une cantina de Corellia 5h45 du matin, heure locale.


- « T’es pilote toi… Ouais, t’es pilote… Ça se voit, demande pas. Moi aussi j’étais pilote. Ouais j’étais pilote. Ça va faire un bail que j’ai pas décollé. Je faisais dans l’exploration. J’ai vu de ces trucs… Tu peux pas imaginer…
Non tu peux pas ! Tu peux pas…
Y a des trucs là -bas, des trucs, qu’on peut pas imaginer…
Au début ça allait, des planètes, des lunes, des champs d’astéroïdes, des soleils. Des fois on avait de la chance, on foutait les pieds sur des planètes sympa, avec des autochtones plutôt chouettes. Ça tu dois connaître.
Tu sais le genre de planète qui a déjà eu quelques contacts avec l’extérieur et où t’es accueilli comme un roi tellement ils sont contents de voir du neuf.
Et puis des planètes relais… Tu sais, celles qu’on connaît déjà mais qui permettent d'aller voir plus loin. Des fois c’est pas rose là-bas. T’arrives et tu tombes sur des gars dans des situations désespérées. Je me rappelle cet avant poste dans le deuxième cadran…

Oh t’écoutes ou quoi ?! Blast, on était plus poli à mon époque… Si j’te paye à boire ?
Tiens la politesse revient… Ouais c’était pareil à mon époque…

J’me rappelle cet avant poste… Ils avaient plus rien à bouffer depuis une semaine. Quand on s’est posé, ils ont pris d’assaut notre vaisseau pour récupérer ce qu’on avait. Ils étaient complètement dingues… Ouais complètement dingues… Le Capitaine a dû en descendre deux ou trois... Histoire de calmer un peu la situation…

Ça c’est les sales histoires… J’vais reprendre une bouteille… Prends-en une aussi… Y a des histoires qu’il vaut mieux raconter quand t’as bu. Et écouter quand t’as bu aussi…
Ouais….
Quoi ? C’est que du mauvais Lum… J’vais pas le déguster… Et ça fait longtemps que j’bois plus au verre…

Tu sais j’crois que j’ai vu Iego… Ouais j’crois bien que j’ai vu Iego…
Tu sais c’que c’est ? Iego c’est l’endroit que personne n’arrive à localiser. Y paraît que tu peux y tomber dessus n’importe quand... N'importe où...
J’crois qu’on est tombé sur Iego.
Ouais j’vois que t’as entendu parlé de Iego, Tout les pilotes ont entendus parlé de Iego.
Elle existe sur aucune carte.
Il y quelque chose de pas naturel là-bas. Ouais quelque chose qu’on peut pas expliquer.
Des qu’on est sorti de l’hyperespace, on a tous eu la chair de poule. Des sensations bizarres… Ouais des sensations bizarres….
On avait les jambes qui tremblaient, y en avait qui vomissaient. Il faisait chaud dans ce putain de vaisseau, il faisait chaud… On croyait respirer l’air des réacteurs.

Et puis y en a un qui a crié. Ouais il a crié. C’était le plus jeune de nous tous. Il a crié comme j’ai jamais entendu quelqu’un crier. Un cri qui semblait sortir de nulle part et de partout. Il regardait par la verrière, il pointait du doigt dehors. Et il s’arrêtait pas. Alors on a regardé. On aurait pas dû, ouais, on aurait pas dû.

Si tu finis pas ta bouteille, envoi par là…

Oh blast… des fois on aimerait oublier… Ouais oublier, ou ne jamais y être allé…
Il y avait une planète... Juste devant nous… On avait du sortir très très prêt… Mais autour de cette planète… Il y avait des lunes… Beaucoup de lunes. Plus d’une quarantaine... Elles brillaient. Oh oui elles brillaient. Et elles ne bougeaient pas. Elles ne tournaient pas. Elles étaient juste posées là. Comme ça. Comme si quelque chose, ou quelqu’un les avait mises.
C’était pas naturel j’te dis… Pas naturel…

Le Capitaine savait plus c’qu’il fallait faire… Il avait jamais vu ça.
Puis y a la fille des communications qui a commencé à paniquer, elle disait que c’était Iego. Qu’il y avait les Anges là-bas. Les Anges… Ouais les Anges de Iego. On dit que les Anges de Iego sont la plus belle chose qui existe... Et la plus dangereuse aussi. Ils te regardent, ils voient loin, profond. Ils te bouffent de l’intérieur. T’es plus jamais le même après les avoir vu les Anges. On dit qu’ils marchent pas, qu’ils volent.
Le Capitaine a décidé de se rapprocher le temps qu’on finisse les calculs pour notre prochain saut.

Blast… Pourquoi ? pourquoi… Tu sais pourquoi toi ? J’comprends pas….

Les techniciens ont dit qu’ils voulaient pas s’rapprocher, qu’ils voulaient pas mourir… La fille des communications est devenue hystérique. Elle disait qu’on allait se faire bouffer.

Le Capitaine restait là sur la passerelle… Il bougeait plus, il écoutait plus. Et moi… Moi… Je regardais par la verrière. Et je pouvais pas m’arrêter. Je lâchais plus les lunes. Elles semblaient fixées dans le temps. Comme si elles existaient pas, pas encore ou qu’elles avaient existé y a longtemps…

Tu comprends rien à c’que j’dis … Ouais tu peux pas comprendre…

Et ça criait derrière moi. Et ça criait. J’avais déjà lancé les calculs pour la route. L’ordinateur calculait, calculait. Il faisait des bips réguliers… Et les autres criaient. Le Capitaine ne voulait pas les écouter. Il voulait descendre. Il voulait voir les lunes de plus prêt. Les autres ne voulaient pas y aller. Et puis y en a qui sont partis. Y a eu un silence. Et les lunes s’approchaient. Mais d’un coup… Ouais d’un coup… Les autres sont revenus. Et ça a commencé à tirer. Les gars du Capitaine contre les autres, ceux qui voulaient pas descendre… J’ai rien fait… J’ai continué à regarder les lunes. J’ai même pas tourné la tête… Puis il y a eu le bip de l’ordinateur. Celui qui dit que les calculs étaient terminés. J’ai tourné la tête à c’moment là. Le Capitaine était mort. Les techniciens aussi. La fille des communications et presque toute la passerelle. J’croyais que j’étais tout seul. Le petit, le plus jeune, il saignait mais il gémissait. J’ai souri, je sais pas pourquoi, mais les lunes brillaient moins… J’ai appuyé sur le bouton. Le bouton de l’ordinateur. J’suis resté comme ça pendant trois jours. C’est les gars de la CorSec qui m’ont trouvé… Ils m’ont pas cru… Non, ils m’ont pas cru… Le petit jeune était mort. J’étais le seul… Ils m’ont pas cru… Non… personne me croit… c’est Iego… Iego… »

06 mars, 2007

Lum, Putes, Nar Shaada...

Y a des histoires qui marquent. Des histoires qu’on peut pas oublier. On sait pas pourquoi. C’est comme ça. P’tre qu’elles ont une force propre. P’tre que c’est les gens qui les racontent, ou ceux qui les ont vécues. C’est comme ça. Parfois, on peut pas dormir quand on y repense. Ça fait partie du jeu. Parfois vaut mieux y penser à ces moments là, qu’en rêver. Ouais. Parfois vaut mieux pas en rêver….

Propos recueillis dans une cantina clandestine de Nar Shaada à 5h30 du matin, heure locale.



- « Ici, on rigole pas. Pas marrant tous les jours. Pour sur. On voit des trucs pas ordinaires. Encore plus si on a quelques dataris. J’crois que c’qui a ici, ça existe pas ailleurs. Le bon comme le mauvais, tu vois ? Ici, c’est Nar Shaada. Ça veut dire quelque chose. Pour tout l’monde. Ici, y a tout et y a rien. On est tout et on est rien. A la fois jamais libre, pas vraiment esclave.
Ici, on voit plus de blasters dans les rues que d’honnêtes citoyens. Alors ouais, on voit des trucs pas ordinaires.
J’me rappelle d’un truc, ouais , un truc qui s’est passé y pas très longtemps dans le bloc DFC 438. J’sais pas si j’ai l’droit d’en parler. Ouais personne n’en a parlé. Peut-être que c’est passé inaperçu. Mais moi, j’étais là-bas. J’l’ai vu comme j’te vois.
J’sais pas si tu sais. T’as pas l’air d’ici toi. Le bloc DFC 438, c’est là qu’y a les plus belles putes qu’un gars comme moi puisse se payer. Et propres, ou presque. C’est rare ici. Pas l’genre à crier pour sur. Mais au moins pas l’genre à devoir être calmée .

T’as pas l’air contente… C’est bon, c’est bon. J’arrête de parler d’ça.

Bref j’étais là-bas. Du genre occupé. Vais pas te faire un dessin, j’crois qu’t’as compris.
J’savais qu’à côté aussi, ils avaient l’air… occupés. La petite Twilek, celle que j’aimais bien, une p’tite jeune, arrivée il y a deux ou trois années standard, j’crois qu’elle était a côté aussi. Avec la dévaronienne. Et ce gars.
J’l’avais vu partir avec elle. Juste avant moi. Il avait eu la p’tite. Dommage pour moi. Pas que je sois sentimental. J’ai juste mes habitudes.
Le gars il commence à s’amuser avec les deux putes.

Non, c’est pas ça le truc pas ordinaire… Me presse pas. Faut laisser le truc venir tout seul des fois.

Au bout d’un moment… Non, j’te dirais pas combien temps. C’est intime ça. Mais au bout d’un moment, j’entends des portes qui s’ouvrent un peu partout. Et pas toutes seules. Ou pas de l’intérieur. Non, les ouvertures à coups de blasters. Ce qu’on appelle ici, le coup de sonnette.
C’est jamais bon le coup de sonnette. Ça veut dire qu’ils cherchent quelqu’un ou quelque chose. Et des fois ils regardent pas trop. Ils peuvent se planter. Ils peuvent confondre, tu vois ?
Ouais, c’est jamais bon le coup de sonnette.
Là, j’me planque façon Ryn. J’savais que c’était pas pour moi. Mais j’te l’ai dis, peuvent confondre. J’vois qu’la porte s’ouvre d’un coup. Des bruits de bottes. Un bâton lumineux dans la gueule. J’vois plus rien. La fille avec moi, gueule. Blast, ça gueule fort les Cathars.. J’aurais pas cru, tu vois ? Cette idiote arrête pas de gueuler. Le gars ça l’énerve. Elle, elle comprend pas. À côté aussi ils ouvrent la porte. Ça gueule pareil. J’reconnais la p’tite. Elle s’y fait pas à Nar Shaada. Pas à ça en tout cas.
Ça commence à tirer à c ôté. Ça va vite, j’sais pas qui tire sur qui. Mais j’parie pas sur le gars. Dans ma piaule, ça crie plus. À côté non plus. La Cathar a la bouche ouverte, et ça saigne. Ses yeux, j’les vois un peu. Ils brillent plus. Ça pue le tibana partout.
Les gars sortent. P’tre qu’ils m’ont oublié. P’tre qu’j’étais pas important. Je sais pas. J’veux pas savoir.
J’entends qu’ça cherche à côté. J’bouge plus. Ça cliquette.

Ouais, ouais, je sais. J’suis pas allé voir de suite. C’est c’qui fait que j’peux t’parler.

J’suis resté un p’tit moment dans la chambre. Le sang de la Cathar dégueulassait mes fringues. J’ai passé mon pantalon. J’ai pris mes bottes, mes équivalences. Les gars étaient partis.
J’suis passé dans l’couloir. Y avait plus d’lumière. Ou presque plus. À côté ça puait plus le tibana que dans ma chambre. Y avait la dévaronienne à travers la porte. Sur le ventre. Ça saignait beaucoup. Partout dans l’encadrure. J’l’ai enjambée. Y avait le gars. Assis. Le torse cramé. La p’tite couchée sur ses jambes. Raide aussi.
J’voulais récupérer des affaires à eux. Pour les familles.
Ouais, bon, de toute façon ils en feraient plus rien. Et j’l’aimais bien la p’tite.
Là j’l’ai vu. Le boîtier. Ça clignotait. Rouge. Vert. Rouge. Vert. Rouge. Vert.

J’ai couru. Ouais, pas cherché à comprendre. J’ai couru. J’ai pas crié pour prévenir.
Ça a sauté. Ouais. Ça a sauté. J’blague pas.
J’me suis barré. Pas envie qu’on m’voit dans l’coin. Mais quand j’suis revenu… Plus tard…
Ça puait toujours, mais y avait plus personne. Plus la dévaronienne, plus la p’tite. J’suis allé voir leur ami.
Ouais, leur ami. Tu vois c’que j’veux dire… Fais pas la woort. Ça marche comme ça ici.
Le gars me regarde. Et y me dit qui a jamais eu de dévaronienne, et qu’il connaît pas la p’tite. D’un coup. Et il s’marre.
J’vois pas pourquoi y s’marre. J’l’aimais bien la p’tite, moi… Méritait un peu mieux. Brave fille. Ouais, j’vois pas pourquoi il s’est marré… »

03 mars, 2007

Avoir la classe dans le noyau, et la bordure intérieure...






- « Oui Morli, la mode Corusci c'est vraiment raffiné et le sommet de la civilisation... Juste un truc... le masque et les lunettes, c'est pour quoi? Non, parce que y a des gens qui s'posent la question du pourquoi se déguiser en insecte.....»















- « Peek O'Hrsaat'ika... Juste un truc, sur Alderande, y a pas de vent et vous savez pas recoudre vos manches?
Au fait la tresse de Padawan c'est un rappel de la seule coiffure que vous savez faire?? J'veux pas critiquer mais bon, niveau pratique, j'amènerai pas vos femmes à la chasse au Zur.... »



Oui, ça aussi...

Les Mandaloriens mettent la langue….

- « Ben oui, les Mandaloriens s’aiment bien entre eux... Et même que des fois ils s’aiment tout court… En même temps ça vaut sûrement mieux pour eux, parce que sinon ils sont mal barrés question famille et enfants.
Et justement y a bien un truc sur lequel faut pas rigoler avec les Mandaloriens, c’est bien la famille et les gosses. Pas qu’ils soient susceptibles, non… C’est pire que ça… A la limite du blasphème et du sacrilège. Comme passer la toile avec la bure d’un Jedi au milieu de la salle du Conseil… Bref un truc à pas faire.
Faut dire qu’en dehors de certains aspect le Mando est plutôt ouvert, pas ouvert à la Corusci, pas vraiment le genre à copuler avec n’importe qui et n’importe quoi, mais sûrement plus ouvert que beaucoup d’espèce dans cette foutue galaxie.

D’abord pas d’embrouille avec eux, hommes, femmes, même combat (blast, elle était belle celle là…). Tous égaux sur le champ de batille comme pour nettoyer le vheh'yaim (leur hutte). D’ailleurs c’est tellement vrai qu’en Mando’a, y a pas de différence entre homme et femme, du coup si on veut la faire, faut rajouter des mots… Si même là ils s’abstiennent, c’est que c’est pas pour rire.
Mais les Mandaloriens sont un peu bizarres pour beaucoup de gars (ceux qui ont survécus surtout), en plus de pas considérer l’un ou l’autre sexe comme inférieur, les critères de beauté sont pas vraiment les même que sur Corellia.

La vraie femme Mandalorienne, celle que les chevaliers ils ont en poster dans leurs casques et tout, ben c’est très loin d’être une chochotte Alderanienne. Ouais… parce que la femme Mando qui vaut le coup, ben, elle sait se défendre et attaquer, elle est solide comme un bloc de granit de Coruscant, elle n’hésite pas à foutre sur la gueule, et mords quand on s’approche de trop près… Ouais parce que la femme idéale Mando, c’est un concentré de l’esprit mandalorien au quotidien…
Elle forme des guerriers en étant un guerrière, elle portera l’avenir du Clan, et les enfants (guerriers solides et tout comme maman et papa, c’est mignon…) qui brilleront sur les champs de bataille.

Et du coup chez les Mando’ade et bien on épouse pas n’importe qui… Et n’importe qui, ça commence sec, c’est tout ce qu’est pas Mando’ade dans un premier temps. A moins que ça le devienne, et ça a intérêt à tenir le choc.

Apres une période de batifolage, où les jeune Mandaloriens ont le droit de papillonner de-ci de-là, en faisant des bisous avec la langue et tout, ça serait bien qu’ils pensent à se marier. Ouais parce que chez les Mando’ade, on fait pas d’enfants sans un bon mariage, non mais.
Du coup ils s’autorisent à tomber amoureux, (ouais, sauf que le même mot est utilisé pour partenaire au sens plus large, à croire que se supporter chaque jour c’est pareil qu’avoir un pote de pazaak) et à faire la cour à celle/ celui qu’ils veulent épouser.
C’est très romantique le Mando, faut y mettre les formes, sinon ça passe pas.

La cour c’est d’abord des cadeaux (prise de guerre, trophée de chasse), puis des batailles gagnées au nom de l’élu/e, avec son nom sur l’armure et tout, et s’ils sont sages après tout ça, ils ont le droit de se marier, s’ils ont été assez glorieux sur le champs de bataille.
Du coup, après avoir nettoyer le crâne de dragon krayt récemment offert, le sang sur l’armure qui cache le nom du futur conjoint et tout, ils se font une petite cérémonie cordiale devant le chef de Clan.
Là ils se font un serment :

Mhi solus tome
Mhi solus dar'tome
Mhi me'dinnui an
Mhi ba'juri verde

Ce qui donne en bon basic bien de chez nous :

Nous sommes un quand nous sommes ensemble
Nous sommes un quand nous sommes séparés
Nous partageons tout
Nous élèverons des guerriers

C’qui niveau romantisme est quand même pas mal…
Apres c’est parti tant que les deux sont en vie. S’il y en a un qui meurt, ben ils ont le droit de se remarier, après tout ils sont pas fermés non plus. Et si y peuvent vraiment plus se saquer, ben ils peuvent aussi divorcer, mais ça, ça arrive rarement… Ben ouais, ils savent choisir les Mando’ade… »

01 mars, 2007

Les Mando’ade mangent et boivent aussi…

- « La bouffe mandalorienne ça peut dérouter au début…Pour ceux qui savent pas qu’c’est bon surtout… Mais en plus d’être bon, ils font dans le très utile et agréable, c’est consistant et tu peux tenir deux jours avec quatre biscuits. Mais moi, c’que j’préfère c’est leurs alcools. Bon... C’est moins fort que les alcools Zabraks, mais c’est pas mal dans l’genre
Les Mando’ade, ils aiment bien les trucs à base de fruits secs , d'épices aromatiques, de sirops et de miels de pleins de bestioles. Donc, ils s’en servent pour les gâteaux, les alcools et tout ça. Ils utilisent pas mal tout ce qui peut être chassé et cueilli là ou ils sont, mais ils ont des façons de les accommoder qui en font des merveilles. Ca vaut pas la cuisine Iridonienne, mais les Corelliens qui peuvent pas la tenir de toute façon, seraient pas d’accord.
Quelques trucs très comestible cuisinés avec les papates mandaloriennes :

- Le Gihaal, poisson séché aux herbes. L’odeur est pas terrible mais ça se conserve longtemps et c’est plutôt pas mal. Plutôt âcre, ça a tendance à pas s’faire oublier par ta langue… Bourré de protéines et de graisses, tu tiens un hiver sur Lorista avec ça ( sauf si tu cherches à éviter les prédateurs, parce que question odeur c’est pas vraiment ça…).
- Le Uj’alayi, ou le gâteau d’Uj, fabuleux gâteau fait avec (on ne s’y attendait pas) des fruits secs, et des épices aromatiques fortes. Il est un peu sec si on le mange tout seul, parfois on l’trempe dans du sirop de fruits. La bonne blague entre ados Mando’ade c’est de remplacer les fruits secs par des petits bouts de gihaal. Chaque clan à sa recette de l’uj’alayi, mais la mienne c’est la meilleure, et en plus moi, j’les trempe dans du Mus, et c’est pas rien.
- L’Uj’jayl, c’est terrible… Comme son nom l’indique, on s’en sert pour l’uj’alayi. C’est un sirop épais ou de fruits ou de résine, qui sucre et adoucit les préparations. C’est dégueulasse sur un bantha burger, c’est pas mal dans d’l’ardess, c’est terrible avec du brandy ou du ryll. Bref si tu connais, tu finis par en mettre dans tout ce que tu manges.
- Le Tihaar… si tu te rappelles comment ça s’appelle c’est que t’en as pas bu. C’est un alcool fort, très très très fort. Fait avec des fruits, donc jamais pareil, ça s’boit en général quand t’es sur que t’aura pas à te battre le lendemain, donc pas souvent. Accessoirement ça peut désinfecter, des fois que… Moi j’me dis que c’est le seul truc qui peut t’faire oublier qu’t’as mangé du Gihaal y a deux heures…
- Le Net’ra, c’est comme du Tihaar, mais un peu adouci par des épices aromatiques, et ça peut être mélangé avec du Uj’jayl … On m’a dit que ça assommait moins que le Tihaar, mais le gars s’rappelait plus le nom du Net’ra non plus…
- Le Shig, c’est pour les veilles de batailles ça. Pas alcoolisée, c’est une infusion de plantes qui ont bon goût. Bref celle qui sont les meilleures d’à côté du camp. Les plus courantes sont assez acidulées, et surtout très désaltérantes. Sympa le matin après une gueule de bois, pour c’que j’en dis…
- Le Behot, à la base c’est une plante. C’est devenu le nom de l’infusion de cette plante. Le behot a un goût d’agrumes, très doux et stimulant. Ca reste la boisson préférée de beaucoup de jeunes mando’ade. Et en plus ça aussi c’est antiseptique… Comme quoi, pas besoin d’alcool à chaque fois. En plus la plante pousse en quelques heures, et crève dans les deux jours si on s’en occupe pas un minimum, parfait pour les campements.

Allez si vous êtes sage, j ’vous fait la grande cuisine la prochaine fois… au fait j’suis pas sure que les estomacs corelliens ils encaissent tous très bien le choc… Faut essayer et puis on voit… faites un effort c’est pour la médecine… »




Comment éviter de foutre sa merde chez les Mandaloriens

- « Bon, y a une différence MAJEURE chez les Mandaloriens, que j’applique aussi, la différence entre étrangers et ennemis. Ouais, ben c’est, souvent, la différence entre la vie et la mort, donc pour certains c’est pas du détail. Si tu sais te comporter correctement, et que t’as saisi deux trois règles de base, y à aucune raison qu’ils te crachent à la gueule s’ils sont pas en guerre. Le truc, c’est qu’il faut savoir que l’humour Mandalorien, c’est pas forcement l’humour du Noyau, et donc faut s’accrocher un peu pour le saisir, mais quoique tu balances à un Mando, si tu le fais avec respect, y a pas de raisons que ça capote…
Donc récapitulatif de ce qu’il faut faire, pour ceux qui le font pas naturellement :

- On dit ce qu’on pense (Plus clair, plus rapide, plus honnête, on est pas sénateur, on se fout de la politesse qui fait perdre du temps alors qu’on a des choses à faire ailleurs).
- On refuse pas à manger et à boire (Vu comme c’est galère d’avoir ce qu’il faut quand tu restes pas longtemps au même endroit, c’est déjà sympa qu’ils pensent aux autres).
- Tu dragues pas un/une Mando (T’es pas Mando, t’as aucune chance, et en plus c’est comme lui proposer de quitter sa condition, ou lui dire que c’est un/une ado. Si tu veux pas t’marier et devenir Mando, t’oublie ou t’es mort).
- Fuir son regard (Si t’as un truc à cacher, fallait pas venir, et en plus si t’as pas les couilles de le regarder dans les yeux, fallait pas naître…. En gros…).
- Si t’entres dans sa tente, t’enlèves tes chaussures (Ben ouais, on peux aussi être éduqué chez les Mando’ade…)
- Tu honores tes dettes et ta parole et tu fais pas traîner (On peut mourir demain, donc pas d’raison de faire traîner. Si t’es pas capable de le faire, fallait fermer son boîtier vocal).
- Etre adorable avec les gosses mando'ade (C’est pas les tiens et ils sont encore sympas. Et les parents sont susceptibles… Moi, le rapport me parait évident).
- Respecter les plus vieux (S’il est vieux et qu’il s’est battu, c’est qu’il est très très caisse, vaut mieux lui demander un entraînement que lui demander s’il a de l’ostéoporose…).

Bref si tu fais gaffe, tu te marres bien avec eux. Ca change des finesses Corusci, mais en fait c’est beaucoup plus « vrai » comme rapport. Les mandaloriens aiment pas le mensonge, surtout quand ça dérape vers l’escroquerie. C’est pas qu’ils savent pas le faire, mais ils le font pas. Donc faut pas oublier de les respecter et il te respecterons… enfin si tu le mérite... au moins un peu…. »

Etre Mando ou ne pas être Mando….

- « J’sais pas d’où ils rappliquent les mando’ade. J’sais qu’ils ont plusieurs planètes, c’est tout et j’pose pas d’questions, ça m’regarde pas. J’sais aussi que c’est pas une race, mais qu’c’est plus… Ouais c’est ça, un état d’esprit, une culture. Ils cherchent à atteindre quelque chose, et y savent s’en donner les moyens. Si tu veux être Mandalorien, tu dois t’y mettre comme y faut, sinon t’es pas grand-chose, faut arriver à accepter de vivre comme eux et de penser comme eux. Pour y arriver, comme ils sont comme le côté lumineux de la force (faut suivre, ils sont cool) y a une série de règles à suivre, y appellent ça les Resol’nare. C’est les six tenants de la vie Mandalorienne, qu’il faut appliquer ou essayer d’appliquer, même si tu peux les appliquer à ta façon d’un certain côté… Les Resol’nare sont :

- Porter l’armure (ou tu l’as parce que t’es mando, ou parce que t’as eu les couilles de la prendre sur un Mando que t’as tué et de la porter…).
- Parler mando’a (faut qu’un mando t’ait appris, gage de qualité si j’peux dire…).
- Se défendre soi-même et défendre sa famille (Si t’es capable de rien, t’as rien à foutre ici…).
- Transmettre la culture Mandalorienne à ses enfants (Histoire que ça continue un peu, et qu’on s’comprenne entre membres d’la même famille).
- Servir son Clan (Ouais bon, rien à voir avec faire la vaisselle, mais essayer de pas déshonorer les tiens en étant un boulet, en général, c’est pas si dur…).
- Se joindre à Mandalore en cas de conflit (ouais bon, des fois c’est face à Mandalore, des fois à côté, c’est selon ce qu’on a décidé avant en fait…).

Bon le truc c’est que ça parait simple comme ça… Mais en fait non. Faut sacrement assurer pour pas se planter, parc’qui faut dire qu’y a du challenge pour être à la hauteur. Mais quand t’as compris et intégré ces putains de règles, c’est fou comme en fait tu saisis beaucoup c’qui s’passe sur le champ de bataille. Ouais, quand t’as saisi comment ça marche le Mandalorien, c’est beaucoup plus chaud d’s’laisser avoir par leurs tours à deux dataris.
J’sais que maintenant, j’vois qui est plus caisse que moi, et qui a plus l’habitude, si j’suis en face, j’évite de les croiser, si j’suis avec eux, j’regarde comment ils font et j’les laisses passer devant. Ca vient tout seul en fait. C’est p’tre un truc que tu peux saisir que si t’es Mando… Mal barré pour les Républicains, y vont encore chercher la chaîne hiérarchique, là où enfin de compte y a que l’expérience qui compte…. C’est la différence entre être Mando et ne pas être Mando… »

27 février, 2007

Tryn Elwake





Jeune Miraluka native de Mirar, elle suit une autre voie que celle des Jedi pour des raisons qui restent encore aujourd’hui mystérieuses. Ranger galactique reconnue au sens de la justice et de l’ordre prononcé, elle s’est spécialisée dans les lois corporatistes. Sa vision, par la Force propre aux membres de son espèce, a été pendant longtemps une gène plus qu’un atout. Mais les conseils d’autres utilisateurs de la Force et son propre entraînement lui permirent de rentabiliser cette spécificité. Suivant une voie mélangeant Ordre et Instinct, Tryn Elwake, poursuit sa recherche d’identité au milieu d’un conflit où elle apporte organisation et méthode aux populations désorganisées. Ses talents de juriste dans le domaine des Corporations, notamment la Czerka, permettent d’obtenir des avantages significatifs pour les populations. Crainte et respectée par ses compagnons, et ses ennemis, elle fait face chaque jour à une Galaxie espérant beaucoup des Rangers tout en ne croyant plus aux valeurs qu’ils défendent.


« Celle-là, au début j’ai cru qu’elle était une sacrée marrante… Faut dire qu’elle dort avec son code de lois et qu’elle m’a fait le coup d’essayer d’arrêter les Mandaloriens pour violation d’l’espace Républicain…. Sérieux j’y croyais pas… En plus, on m’avait dit que les Miralukas étaient perchés et mystiques… Elle, elle était pragmatique et pragmatique… Pas le genre attendu en fait. En plus, faut dire qu’au début, elle m’a traitée comme si j’avais mordu sa mère, tué son giska de compagnie, et aromatisé sa ration de pilote… En clair, elle m’a traité comme une criminelle notoire parce que j’étais mercenaire de chasse. J’suppose que certains « confrères » n’ont pas aidé à la réputation de notre métier, mais quant même. Bref, au début c’était pas une franche rigolade… Ensuite, elle s’est décoincée un peu, ouais, un peu. J’crois qu’elle a pigé qu’la loi faut savoir la faire passer pour qu’elle soit efficace, qu’y a des endroits où c’est pas forcément valable ou reconnu. Et j’crois aussi qu’elle a tiré son coup… Non faut pas croire, mais avec elle, ça peut aider. Sans parler du fait qu’elle a réglé deux trois trucs avec sa maman Jedi… Comme quoi y a pas que moi qui ai des trucs qui craignent dans la famille. Bref, ça va mieux depuis quelque temps.
Mais bon, j’aimerais bien qu’elle m’explique son truc de vision par la Force en dessous des vêtements… J’trouve ça flippant moi, j’me demande si y a pas une loi contre ça quelque part. »



26 février, 2007

Mandalorien appliqué, et quotidien délicat.

- « Naon, c’est mon pote. Sauf quand ça l’est plus.
Ouais parce que le truc avec les Mandaloriens, c’est qu’on est tous frères, mais quand ça barde, ils revoient l’arbre généalogique…. Histoire d’être sûr. Et d’ailleurs même pas besoin que ça barde sévère, là ou chacun doit penser à son cul, non. Il suffit juste qu’un Jedi à deux balles qui doit se concentrer pour pas mordre la jambe des gens, veuille savoir où est passé son datari tube, et là y a plus personne. C’est beau l’aspect fraternel. Ouais c’est beau le temps que ça dure.


J’pense qu’on doit pas avoir la même idée de la fraternité Naon et moi. Chez moi, quant on est frères, on s’défend qu’on est raison ou tort d’ailleurs. On est seuls contre tous. Après on règle nos emmerdes entre nous. Naon, j’le lâcherai pas en temps normal. Il peut être le dernier des « di’kut » de la galaxie avec n’importe qui, j’le défend devant tout le monde, quitte à cogner pour que ça rentre, puis après j’regle ça avec lui. J’prends pas le temps de m’arrêter pendant trois plombes à lui poser des questions dignes de worrts, pour savoir qui a raison ou tort. Naon a raison parce que c’est mon frère. C’est tout c’que j’ai besoin de savoir.
Ça peut paraître con, mais c’est comme ça. Mais là, sur le coup du datari tube, ben Naon, il m’a déçue. Cet « utreekov » a rien trouvé de mieux que de me demander si c’était moi qui l’avais tapé. Ben ouais c’était moi, mais c’était pas une raison pour me l’demander. Lui son boulot, c’était de me défendre en disant que j’avais rien fait. Et puis d’abord, il devrait commencer à me connaître assez, pour même pas avoir à me poser la question.


En plus j’suis pas une « ge’hutuun » j’aurais partagé. Et puis d’abord Tovara à part perdre ses dataris au pazaak, il en fait pas vraiment grand chose. Puis c’était pour me marrer, qu’est ce que j’en ai à battre de dataris qui peuvent être compté par des éopies tellement y en a peu ?
Bon bref, du coup j’lui fais comprendre qu’il m’a limé les cornes sur ce coup-là. Et comme j’peux avoir une vraie tête de beskar parfois, et que lui aussi, j’lui fais comprendre très très fort et souvent, sauf quand j’oublie. Non parce que franchement, j’peux pas avoir ça tout le temps en tête… Donc des fois je l’appelle par son nom plutôt que par mon « faux frère » habituel. Ça me déçoit un peu, j’pensais que je pourrais continuer à la jouer intraitable avec plus d’efficacité. Mais ça c’est de sa faute, il arrive à m’attendrir cette « duse », va falloir que j’me méfie un peu plus.

Jusque-là, j’le vannais gentiment en le traitant d’ « adiik », j’le pensais pas, mais ça l’poussait à réfléchir sur lui et sa place avec nous, alors c’était pas plus mal en fin de compte.
Et du coup on a discuté un peu sur comment ça marche chez eux pour devenir grand… Chez moi, c’est plus simple, Selenoren et c’est bon, c’est réglé. Chez eux c’est plus compliqué (ils encaisseraient pas le Selenoren de toute façon), y a tout un truc sur l’honneur et les champs de bataille, et tout ça, et puis après tu te maries.
Moi j’trouve que Naon, ben, il est grand maintenant ( et rien à voir avec ce que j’aurai pu voir de lui sous la douche) , et j’ai eu la connerie de lui dire (sans parler de la douche). Y a des trucs des fois qu’il vaut mieux garder pour soi. J’crois que c’est là qu’j’ai sacrément compliqué les choses entre nous.


Si j’me plante pas, et j’crois pas qu’j’me plante, j’crois bien qu’il trouve aussi qu’il est grand maintenant. Et j’crois bien qu’il a commencé à, comment il dit déjà ? Ah ouais à m’faire la cour à la mandalorienne. Faut savoir un truc avec ça, c’est que faire la cour pour un mandalorien, c’est pas comme bouffer un bantha burger, c’est du sérieux. Quand tu commences, tu finis, et en général, par te marier avec celle ou celui à qui tu fais la cour.

Du coup, j’ai voulu préciser les choses avec lui, j’ai commencé a lui dire que j’verrais d’autres gars et que c’est pas sa cour qui allait m’en empêcher, et lui y s’est marré en m’disant qu’on verrait bien à la fin s’il devait régler les choses à la mandalorienne avec eux.
J’avoue, c’est peut-être la seule fois ou un mando’ade m’a foutu la trouille… J’avoue aussi, sur ce coup, il m’a scié, et comme il faut… J’crois que j’attendais pas à un tel acharnement de sa part, surtout pas pour ça.
Faut dire que j’suis peut-être un peu trop…. Zabrak, ouais c’est ça, mais j’pensais qu’avant d’faire la cour, on en touchait deux mots à la personne concernée…. Et qu’on s’mettait d’accord. Pas qu’l’idée m’déplait, c’est pas ça… mais là, je m’dis qu’il faut pas que j’couche avec un gars tanqué comme O’Hsraat’ika, sinon il est mal là…
Puis j’me dis aussi, que son idée, elle est pas si mal, si on exclu quelques détails comme ma mort annoncée si mon peuple apprend ça, le fait que j’sois pas vraiment dispo là, et que les mando’ade qu’on va croiser risque d’avoir quelque chose à redire … et qu’ils risquent de la faire un peu fort.

Puis moi, j’suis un petit peu fleur bleue, j’pense qu’on s’marie pas comme ça, qu’il faut qu’y est quelque chose… Ouais, du « riduurok » comme ils disent… Là, j’ai surtout l’impression que c’est parce qu’il se marre bien avec moi, et que je suis la plus belle, la plus brillante, la plus courageuse et la plus compétente de toutes celles qu’il a croisé, toute modestie mise à part. Non sérieux, il a jamais parlé de « riduurok » et il rapplique comme ça… Moi j’me pose des questions là.
J’l’aime beaucoup Naon, j’ai même pensé un moment à le tatouer parce que j’le respecte et tout, mais là il me fout dans les deux pieds dans le slimo.
Dis pas qu’si il avait pas commencé ça avant, j’aurai râlé, mais là, c’est pas top pour le gars avec lequel je suis… Ouais, les deux pieds dans le slimo, comme si en temps de guerre j’avais l’temps de penser à tout ça. Moi j’laisse ça aux Jedi et aux princesses, tout ces trucs c’est pas pour les filles comme moi…
C’était plus simple quand il était mon frère, ou mon faux frère…. Là c’est changer la donne en cours de jeu…

J’savais que j’aurai pas dû prendre des douches et picoler avec lui, ça fait toujours ça…
Blast… C’est délicat à gérer un mandalorien au quotidien… »








23 février, 2007

Brèves...

- « Si les Républicains arrivaient à comprendre qu’une baffe ça peut vouloir dire bonjour, et qu’un coup de tête ça peut être une déclaration d’amour… J’aurai p’tre pas besoin d’aller m’amuser chez les Zabraks ou les Mandaloriens…. C’est pas ma faute si eux ils savent s’amuser…. »

- « Mais en fait si les Jedi y sont toujours pauvres c’est pas parce qu’ils ont jamais eu de dataris, c’est juste que comme ils sont mauvais au Pazaak, ils savent pas les garder…. Putain, c’est quand que le Conseil décide de filer des cours utiles aux padawan ? »

- « Sérieusement, c’est quand qu’on leur dit aux Baadu que finalement ça sert à rien leurs trucs ? »

- « Est ce que quelqu’un a déjà vu un ballet classique Mandalorien ? Non, parce que si personne en a vu c’est normal…. Bizarrement y en a pas….C’est peut-être pour ça que eux ils savent se battre…. Quoi que avec suffisamment de tibana, ils dansent aussi… »

- « Blast…. C’est fou comme les Corelli peuvent se la jouer…. Ceci dit, ça s’rait bien qu’ils prennent deux secondes pour nous dire pourquoi…. Non parce que là…. J’ai beau chercher j’vois pas d’motifs. Ah si, finalement j’en voit un… Etre aussi imbu de soi même, c’est admirable. Surtout quand y a pas d’raisons de l’être…. »

- « Pensais à un truc marrant…. Si les vaisseaux allaient moins vite et étaient moins armés, les canonniers pourraient économiser du tibana et jeter des cailloux…. »

- « J’pense que si les Jedi tiraient leur coup plus souvent, ben ils seraient plus heureux au moins de suite après et donc qu’ils seraient moins tenté par le côté obscur…. Faut juste qu’ils arrivent à faire ça toutes les 4 heures, et y plus d’raisons de s’inquiéter…. »

- « Avec des uniformes aussi moulants, faut pas s’étonner que les Républicains y colonisent par la procréation…. Faut dire…Honnêtement … ça encourage….»

- « Avec leurs doigts ventousés les Rodiens si tu les jettes sur une verrière humide, y restent accroché.... Plus qu'à en balancer assez pour faire une chaine....Ca fait une déco originale....»

- « Les Corusci y sont tellement chauds que dans la bordure on en fait venir pour maintenir gratuit les saunas… »




Le pouvoir des signes



- « À l’aube du conflit qui déchira nos terres, au-delà des étoiles que l’on voit de nos ciels, les signes furent déchiffrés. La quête devait se poursuivre, car l’heure, le jour, et la conjonction était bonne.

L’esprit du fils de Zhell, l’esprit de l’enfant d’Alderande, l’esprit de l’Être Nomade, l’esprit de la Gardienne d’Iridonia avaient perçu les signes. Le chemin des êtres sombres était tracé parmi les étoiles, et sur la terre de Valipar. Et la piste éclairait les actions.

Les noms dont les êtres sombres usaient ne faisaient plus trembler les âmes de ceux qui voyaient ce qui est caché. Car ce qui est vu, porte un nouveau nom pour celui qui le voit, car ce nom, comme ce qui est vu, lui appartient désormais. Le nom devient signe, car le signe à le pouvoir du nom et du geste. L’action réunie à la parole, délivre le chemin passé, et le chemin à venir.

Mais si les noms avaient perdu leur emprise, les signes de ceux qui se dissimulent avaient le pouvoir de se mouvoir seuls dans les ténèbres. Et ces signes étaient craints, car ils avaient une volonté propre. Et par cette volonté, ils s’imposaient aux esprits attentifs, brouillant les traces, changeant les signes de ceux qui cherchaient.

Mais l’absence parla autant que la présence, et ceux qui se nomment Sith par peur de se perdre eux mêmes, marquèrent si fort de par leurs peurs les lieux qui les abritaient, que cette marque ne pouvait être effacée.

Ceux qui parce qu’ils voyaient ne faisait qu’un, virent ce qui se nomme Sith. Et ceux qui se nomment Sith virent ceux qui ne faisaient plus qu’un. Et l’unité dévoila les oppositions. La lumière dévoila les ombres. À trois reprises les ténèbres frappèrent, et à trois reprises l’éclat des enfants de la Galaxie triompha. Deux ombres rejoignirent leurs sombres ancêtres, le troisième retrouva un nom propre. Et les voix qui résonnaient dans les ténèbres durent se taire. Car l’unité les avait dissipés.

Mais dans le sang et la poussière de ceux qui s’étaient perdus, ceux qui voyaient, virent d’autres traces. Bien plus cachées, bien plus profondes. Des traces de sangs, des traces de haines. Des traces qui devenaient symboles.

Car celui qui possède la force de devenir symbole ne peut être oublié, et ne peut être ignoré. Et celui qui laissait les traces avait la volonté de devenir symbole.
Là où ses pas l’avaient conduit, il n’avait laissé que détresse et destruction. Là où ses yeux s’étaient portés, il n’y avait plus que chaos et fausseté. Par ses actions il manqua de détruire l’unité, par ses paroles, il manqua de détruire les alliés, et par les ténèbres qui l’entouraient il manqua de faire fléchir la parole donnée.

Car son visage n’était pas celui de son nom. Car il n’était que fausseté.
Mais le symbole qui s’inscrivit sous les yeux de ceux qui n’étaient qu’un dévoila soudain la volonté cachée. Et tous le lirent, car la révélation fut posée.

Car pendant que sur Iridonia, aux astres se mêlaient les lueurs de nouvelles batailles, les volontés de chacun s’inscrirent parmi les étoiles, et les chemins se tracèrent plus clairement. »



20 février, 2007

Fumée de barrattes et histoire de vie.


J’suis pas vraiment une chroniqueuse… Pas comme on l’entend sur Iridonia… Mais des fois quand ça vaut le coup, je me rappelle de c’qu’on me raconte, de c’qu’on m’dit… Et j’le transmet…Parfois... Quand ça vaut le coup…

Propos recueillis dans une cantina de Taris, à 3h20 du matin heure locale.

« J’ m’appelle Libek Jaren, peut être que mon nom te dis quelque chose... peut être pas. Ca doit dépendre d’où tu froissais de la tôle ses dernières années. Moi, je sais d’où je viens et on me le rappelle assez souvent pour que je l’oublie pas de sitôt. Mes parents sont des pontes sur Alderande, rien de honteux en soit, ils sont même plutôt agréables et ouverts, de parfaits Alderanniens en sommes. Leur seul problème c’est qu’ils ont désespérément envie que je poursuive une carrière qui m’intéresse pas. Moi la diplomatie c’est plus trop mon truc... ça l’a été, mais c’est plus le cas.

Finalement je me sens plus a l’aise avec les gens de la Frange, ou des Colonies. Moins d’hypocrisie sûrement. Pourtant ils avaient tout fait pour que ça marche pour moi, bonne éducation et tout ça, et j’dis même pas pour mes fréquentations...
Dés que j’ai été en age de savoir dire mon nom, ils m’ont mis dans les pattes un précepteur, un bon d’ailleurs, un Drall assez âgé... Le genre qu’on veut pour ses enfants.. Il m’a donné des cours pendant plus de dix ans... Sympa ce Dacem, mais il remplaçait pas des camarades de classe... C’était aussi celui de mon grand frère, Draan, on se marrait bien en parlant de nos cours...

Jusque là, pas de problème. Je marchais dans les pas qu’on m’avait dis de suivre...
Puis j’ai continué, j’ai assisté à des rendez-vous gouvernementaux de moindre importance, et je traînais jamais bien loin des spatioports. Officiellement pour voir les arrivées, en fait pour me marrer avec les techniciens qui savaient pas qui j’étais.
Puis j’ai du faire mon service militaire, même si on est pacifiste dans l’âme, on surveille au moins notre espace. J’ai été placé dans la flotte de surveillance, on m’a formée aux réparations de vaisseaux... J’en ai vu des belles quand j’étais là bas... Des vaisseaux qui nous arrivaient dans des états incroyables. J’pensais même pas que ça pouvait encore voler... Les missions de récupérations et de surveillance c’était pour nous...

On finit par s’y faire aux bruits des machines...

Y’avait une cantina ou on se retrouvait tous quand on était en perm, un truc ou on passe encore cette vielle musique de compositeurs morts il y a trop longtemps.. Pas de lumière ou presque.. De l’alcool pas cher.. Beaucoup de camarades, pas mal de techniciens. Tout le monde s’appelait par son prénom, en perm, pas de grade. C’est la règle. J’avais quoi.. Dix huit, dix neufs ans ?? Ouais c’est ça.. Certains savaient qui j’étais, la fille d’un membre du gouvernement, ça passe pas facilement inaperçue..
Mais ils disaient rien, et j’faisais ma part du boulot.. C’est là que je l’ai rencontré, il était sympa, un technicien de l’astroport. Un de ceux qui s’occupent de rafistoler et de charger les cargos lourds... Dydes Hadal qu’il s’appelait. Il gérait même une équipe de dix personnes, il en était content de sa nouvelle promotion.. On a commencé à se voir un peu, puis un peu plus... Quand il a commencé à parler mariage, j’ai compris que ça passerait jamais avec ma famille. Lui il avait même pas pensé à ça.. Tu parles !!! Parfois il était vraiment naïf... et moi, ça me plaisait d’habitude...

Pas cette fois, j’savais même pas quoi lui dire, alors j’ai attendu... C’est là que j’ai fais ma connerie. Une plaque de coque est tombée sur le speeder de ses techniciens, aucuns survivants qu’ils ont dis. Il s’en est pas remis... C’était l’ombre de lui même. J’ l’ai plus vu sourire à partir de ce jour là. Il disait que c’était d’sa faute et qu’il aurait du être là. Finalement, il a fini par les rejoindre... On l’a trouvé, son blaster encore dans sa main. Un impact sur la tempe droite. Et dire que j’avais pensé que j’ lui ferais oublier ça... Des conneries de gamine quoi...

J’ai fais ce qu’il fallait pour aller de l’avant.. Même aujourd’hui j’me dis que j’y suis pas encore arrivé... Faut laisser du temps.
J’ai fini mon service, pas dans le meilleur état mais je l’ai fini...

J’suis rentrée chez moi, et j’leur est dis que je voulais prendre du recul et tout ça.. Ils ont été très compréhensifs, « Nous comprenons que c’est très difficile pour toi, et nous acceptons ce besoin légitime, mais n’oublie pas que nous sommes là... ». Ouais, ils ont moins apprécié quand je leur est dis que je comptais prendre le large... Mais finalement ils se sont dis que ça durerait pas cette histoire, et ils ont déterré un vieux Transport CSD, La Lueur d’Alderande, des que je l’ai eu j’ l’ai rebaptisé L’Ombre d’Alderande. J’trouvais qu’ça collait mieux...

J’ai fais quelques trajets, avec comme capitaine un gars qui voulait rembourser son créancier pour récupérer son vaisseau. Ma famille m’avait laissé quelques dataris, j’le payais avec ça, en attendant. J’faisais les réparations, et il y en avait.
J’ai rencontré des gens de ci de là.. Une fille sympa, une Twi’lek. Ouais je sais ça va pas ensemble sympa et Twi’lek, d’habitude... Une indépendante.. On en trouve parfois sur certains mondes de la Bordure. Das’Liren c’est le genre de fille à te coller un blaster entre les deux yeux et à t’expliquer, qu’elle, c’est pas une danseuse... Une fille marrante... Elle a un commerce d’alcool, spécialisé dans le Ryll. J’ai traîné un peu avec elle, j’ai vu ses clients, ses fournisseurs. C’est là que j’ai compris que sa vie était pas vraiment facile, mais qu’au moins c’est elle qui la construisait.

J’ai repris le large, en lui laissant pendant quelque temps mon vaisseau. Je me suis embarqué sur un transport léger, un Czerka, le genre d’appareil qui vole encore par miracle, et qui décolle à grand coups de clefs à molette dans la propulsion subluminique. Y avait qu’un membre d’équipage, un Corelli assez bougon, passant son temps à expliquer que la chance c’était pas vraiment un truc pour lui.. Il me payait parfois, quant il pouvait... Et moi je découvrais d’autres planètes.

J’ai vu les levés de soleils de Tatooine, les pluies d’Onderon, les couchers de soleils sur la terre poudreuse d’Ord Mantell.. J’ai aperçu au détour des astroports les techniciens qui s’affairaient... Ils sont partout pareils les techniciens... Ils m’ont tous rappelé ceux de chez moi. J’espère juste que ça continuera comme ça pendant un temps, j’espère juste que je n’aurai pas à nouveau à subir à la mort en face... J’espere juste que j’aurai le temps d’oublier… »